Présentation des deux entreprises
Mailinblack
Mailinblack est une entreprise française spécialisée dans les solutions de sécurité destinées aux organisations publiques et privées.
Elle propose une offre 360 regroupant plusieurs briques complémentaires au sein d’un même écosystème : filtrage des emails pour protéger contre le spam, le phishing et les malwares, gestionnaire de mots de passe d’entreprise, outils de sensibilisation à la cybersécurité et modules de formation.
L’ensemble des solutions est proposé en mode SaaS (ou On-Premise) et peut être intégré à différents environnements professionnels, notamment Microsoft 365 et Google Workspace.
Altospam
Altospam est un éditeur français spécialisé dans les solutions de cybersécurité dédiées à la protection de la messagerie électronique, proposées en mode SaaS.
En 2025, Altospam a été racheté par Hornetsecurity, un éditeur allemand de solutions de cybersécurité, lui-même intégré depuis au groupe américain Proofpoint
La société propose des solutions centrées sur la protection des emails contre le spam, le phishing, les malwares et les tentatives d’usurpation d’identité, avec une intégration aux principaux environnements de messagerie professionnelle et une gestion centralisée adaptée aux besoins des organisations.
Comparaison des deux solutions
Avis des utilisateurs de Protect
Vous aider à choisir la meilleure solution pour votre entreprise
Quelle est la principale différence entre Altospam et Protect ?
La principale différence entre Altospam et Protect réside dans leur approche globale de la sécurité email et dans la place qu’ils accordent à l’écosystème de services.
Altospam est conçu comme une solution de filtrage de la messagerie en amont, déployée au niveau des flux SMTP et des enregistrements MX.
La protection repose sur des moteurs d’analyse automatiques (antispam, antivirus, analyse heuristique et comportementale) et sur une gestion centralisée via des quarantaines, des journaux et des listes d’autorisation ou de blocage.
Protect s’inscrit dans une approche plus large et plus intégrée de la cybersécurité. C’est une brique de protection de la messagerie qui s’intègre dans l’écosystème Mailinblack, aux côtés d’autres solutions de sécurité et de sensibilisation.
En plus du filtrage automatique, Protect introduit des mécanismes actifs, comme la gestion de la confiance des expéditeurs (avec authentification des expéditeurs inconnus) et la protection des liens au moment du clic, afin de limiter les risques de phishing, y compris après la réception de l’email.
Les deux solutions utilisent-elles l’intelligence artificielle ?
Les deux solutions utilisent des mécanismes d’analyse avancés assimilables à de l’intelligence artificielle, mais pas avec le même positionnement ni la même mise en avant.
Altospam s’appuie sur des moteurs d’analyse automatique combinant règles, heuristiques, analyses comportementales et apprentissage statistique pour détecter le spam, le phishing et les contenus malveillants.
L’intelligence est principalement utilisée pour améliorer la précision du filtrage en amont, réduire les faux positifs et détecter des schémas d’attaque émergents, sans interaction directe avec l’utilisateur.
Protect met plus explicitement en avant l’intelligence artificielle et le machine learning comme éléments structurants de sa solution.
Ces technologies sont utilisées à la fois pour classifier les emails, identifier des tentatives de phishing ou de fraude, et pour alimenter des mécanismes dynamiques, comme la protection des liens au moment du clic et la gestion de la confiance des expéditeurs au sein de l’écosystème Mailinblack.
Quelle est la différence en termes de maintenance entre Altospam et Protect ?
La différence en termes de maintenance entre Altospam et Mailinblack Protect tient principalement à leur mode d’administration quotidien et à leur positionnement produit, même si, dans les deux cas, la maintenance technique de base est largement prise en charge par l’éditeur.
Altospam est proposé en mode SaaS et fonctionne comme un filtre de messagerie en amont. La maintenance côté client se limite essentiellement à la gestion des paramètres, des quarantaines, des listes d’autorisation ou de blocage et au suivi des journaux.
Les mises à jour des moteurs de filtrage, des signatures et des composants de sécurité sont automatiques, sans intervention requise de la part des équipes IT. L’effort de maintenance est donc principalement centralisé et orienté administrateur.
Protect est également une solution SaaS, avec des mises à jour et une maintenance technique entièrement gérées par l’éditeur.
En revanche, Protect s’inscrit dans l’écosystème Mailinblack, aux côtés d’autres solutions de cybersécurité et de sensibilisation.
Cette intégration peut introduire une maintenance plus fonctionnelle, notamment si certaines options sont activées. La maintenance peut alors être partagée entre l’IT et les utilisateurs, selon le niveau d’autonomie et de fonctionnalités déployées.
Comment les faux positifs et la quarantaine sont-ils gérés ?
Les deux solutions gèrent les faux positifs et la quarantaine, mais avec des mécanismes et une expérience différents, en cohérence avec leur philosophie respective.
Altospam s’appuie sur une quarantaine centralisée accessible via une interface utilisateur et une interface d’administration. Lorsqu’un email est bloqué à tort, l’utilisateur peut consulter les messages mis en quarantaine, les libérer manuellement et ajouter l’expéditeur à une liste d’autorisation afin d’éviter de futurs blocages.
Protect combine une quarantaine avec une logique de qualification des expéditeurs. Les emails provenant d’expéditeurs inconnus peuvent être placés en attente ou bloqués tant que l’expéditeur n’a pas été authentifié, selon la configuration.
Les utilisateurs peuvent récupérer des messages depuis leur interface ou via des notifications, et décider d’autoriser ou de bannir définitivement un correspondant.
Cette approche permet de réduire durablement les faux positifs en enrichissant progressivement la base de correspondants de confiance, mais elle peut introduire une étape supplémentaire lors des premiers échanges.
Quels sont les prérequis techniques pour déployer chaque solution ?
Les prérequis techniques pour déployer Altospam et Protect sont globalement similaires sur le principe, mais diffèrent dans leur mise en œuvre et dans les éléments à configurer selon l’approche choisie.
Altospam est généralement déployé comme un filtre de messagerie en amont. Le prérequis principal consiste à modifier les enregistrements MX du domaine afin que les emails entrants transitent par la plateforme Altospam avant d’être remis au serveur de messagerie (on-premise ou cloud).
Protect repose également sur un filtrage en amont de la messagerie, avec des prérequis comparables sur le plan des flux (DNS, routage des emails). En complément, selon l’environnement, le déploiement peut inclure la connexion à des services de messagerie cloud comme Microsoft 365 ou Google Workspace, ainsi que la configuration d’interfaces ou de connecteurs facilitant l’interaction avec les utilisateurs.
Quelle solution protège le mieux contre les liens malveillants ?
La protection contre les liens malveillants est gérée différemment par Altospam et Protect.
Altospam protège contre les liens malveillants principalement au moment de l’analyse de l’email, dans le cadre de son filtrage global antispam et antiphishing.
Les messages contenant des liens identifiés comme dangereux sont bloqués ou placés en quarantaine avant leur remise à l’utilisateur. Cette approche repose sur l’analyse du contenu, des signaux de phishing et des comportements connus au moment de la réception de l’email.
Protect ajoute à cette logique une protection dynamique des liens au moment du clic. La solution intègre une fonctionnalité dédiée qui permet d’analyser l’URL lorsque l’utilisateur clique sur le lien, y compris si celui-ci était inoffensif lors de la réception de l’email mais est devenu malveillant par la suite. Cette protection s’inscrit dans l’écosystème Mailinblack et vise à couvrir les scénarios d’attaques évolutives.