Présentation des deux entreprises
Mailinblack
Mailinblack est une entreprise française qui développe des solutions de cybersécurité pour les secteurs public et privé.
Son offre regroupe plusieurs services, notamment le filtrage de courriels (Protect), la gestion de mots de passe, ainsi que des outils de sensibilisation et de formation à la cybersécurité.
Cette solution, dont l’infrastructure est située en France, est conçue pour s’intégrer aux environnements Microsoft 365 et Google Workspace.
Microsoft Defender
Microsoft est un éditeur américain de technologie, fondé en 1975 et basé à Redmond, dans l’État de Washington. La protection email fait partie de Microsoft 365, via Exchange Online Protection (EOP), incluse dans tous les abonnements avec messagerie cloud, complétée par Microsoft Defender for Office 365 en Plan 1 ou Plan 2 selon la licence.
La solution couvre le filtrage anti-spam et anti-malware, la protection contre l’hameçonnage et l’usurpation d’identité, l’analyse des pièces jointes et des liens, ainsi que la simulation d’hameçonnage. Le déploiement s’effectue exclusivement en mode cloud, intégré aux boîtes Exchange Online.
Comparaison des deux solutions
Avis des utilisateurs de Protect
Vous aider à choisir la meilleure solution pour votre entreprise
Quelle est la principale différence entre Mailinblack Protect et Microsoft Defender ?
Microsoft Defender est la brique de sécurité email native de Microsoft 365, construite autour d’Exchange Online Protection (EOP) et complétée par Microsoft Defender for Office 365 selon votre niveau de licence (Plan 1 ou Plan 2). C’est une solution compétente et largement déployée, puisqu’elle protège par défaut toutes les boîtes Exchange Online.
Mailinblack Protect n’a pas vocation à remplacer cette protection native. Dans la pratique, de nombreuses organisations utilisent déjà Microsoft 365 et ajoutent Protect en surcouche pour renforcer certains points que la sécurité native ne couvre pas nativement.
Protect s’intègre directement à Microsoft 365 et apporte un mécanisme de défi-réponse qui demande une authentification aux expéditeurs inconnus avant que leur message n’atteigne la boîte de réception, une approche du risque humain combinant simulation d’hameçonnage (Cyber Coach) et formation continue (Cyber Academy), ainsi qu’un support 100 % personnalisé en français.
Mailinblack est un éditeur français, qui détient les certifications HDS et Label France Cybersecurity, utiles pour les établissements de santé et les organismes soumis à des exigences de conformité RGPD et NIS2.
Pour une organisation déjà équipée de Microsoft 365, la question n’est donc pas nécessairement de choisir entre les deux solutions, mais de déterminer si la protection native couvre l’ensemble des besoins, ou si une couche supplémentaire dédiée au facteur humain et à la conformité apporte une valeur ajoutée concrète. Mailinblack Protect vient alors compléter et renforcer l’existant plutôt que le remplacer.
Comment Mailinblack et Microsoft Defender utilisent-ils l'intelligence artificielle ?
Les deux solutions s’appuient sur l’intelligence artificielle, avec des usages différents selon leur architecture.
Microsoft Defender for Office 365 utilise le machine learning à plusieurs niveaux. Safe Attachments détonne les pièces jointes inconnues dans un environnement virtuel pour détecter les menaces zero-day avant leur livraison.
La protection anti-hameçonnage s’appuie sur des modèles d’intelligence artificielle et sur le graphe de contacts de l’organisation (mailbox intelligence) pour repérer les tentatives d’usurpation d’identité, y compris lorsque le message ne contient ni pièce jointe ni lien malveillant. Ces fonctionnalités sont disponibles à partir du Plan 1 de Defender for Office 365.
Mailinblack Protect utilise l’IA pour la détection des menaces zero-day, l’analyse comportementale des emails et la protection en amont contre les attaques qui ne contiennent ni malware ni lien.
Le module Cyber Coach adapte automatiquement les scénarios de simulation d’hameçonnage au niveau de vulnérabilité de chaque collaborateur, avec un objectif de réduction progressive du taux de clic sur les liens malveillants après plusieurs simulations.
Une limite commune aux deux solutions mérite d’être mentionnée. Aucun système ne peut garantir un blocage total des tentatives d’hameçonnage, en particulier lorsqu’elles s’appuient sur des techniques d’ingénierie sociale sophistiquées.
Les deux éditeurs recommandent de combiner la détection technique avec la formation des collaborateurs, ce qui rejoint l’approche de Mailinblack centrée sur le risque humain, complémentaire de la couche technique de filtrage.
Quelle solution demande le moins de maintenance et de gestion au quotidien ?
La gestion quotidienne dépend largement du modèle d’accompagnement de chaque éditeur.
Microsoft Defender s’administre depuis le portail Microsoft Defender (security.microsoft.com), commun à l’ensemble des produits de sécurité Microsoft. Les protections de base d’Exchange Online Protection sont actives par défaut, et la politique de sécurité prédéfinie « Built-in protection » applique automatiquement certaines règles de Defender for Office 365 dès l’activation de la licence.
Pour affiner la configuration, notamment les politiques Safe Links, Safe Attachments ou les règles d’alerte, une équipe IT ou un administrateur Microsoft 365 reste nécessaire, avec un support généralement assuré en anglais, complété par un accompagnement en langue locale selon les régions.
Mailinblack fonctionne en relation directe avec les organisations. Un interlocuteur dédié accompagne chaque client, de l’installation initiale au suivi régulier, avec un support 100 % personnalisé en français.
Le Cockpit centralise la gestion de l’ensemble des modules U-Cyber 360° (Protect, Sikker, Cyber Coach, Cyber Academy) depuis une interface unique, ce qui réduit la charge de surveillance quotidienne pour les équipes IT.
Pour une organisation qui utilise déjà Microsoft 365 et qui ajoute Protect en complément, la gestion des deux couches reste simple. Protect s’intègre à l’environnement Microsoft 365 existant sans modification lourde de l’infrastructure, et le Cockpit offre une vision consolidée du risque humain que la console Microsoft Defender ne couvre pas dans le même périmètre.
Comment chaque solution gère-t-elle les faux positifs et la quarantaine ?
La gestion des faux positifs est un indicateur de maturité d’une solution de filtrage. Un email légitime bloqué par erreur peut avoir des conséquences métier réelles.
Microsoft Defender place les messages suspects en quarantaine, consultable depuis le portail Microsoft Defender. Les utilisateurs peuvent prévisualiser le contenu d’un message en quarantaine (version HTML avec liens désactivés ou texte brut), le libérer eux-mêmes ou demander une libération à leur administrateur, selon la politique de quarantaine appliquée par l’organisation. Les messages bloqués comme malware ou hameçonnage avéré ne peuvent en revanche pas être libérés directement par l’utilisateur.
Mailinblack Protect intègre plusieurs mécanismes complémentaires. Le défi-réponse envoyé aux expéditeurs inconnus réduit en amont le volume d’emails non sollicités sans filtrage aveugle. Les emails placés en quarantaine sont accessibles avec un aperçu du contenu, une bannière d’avertissement s’affiche directement dans les emails suspects pour informer le destinataire sans bloquer la réception, et l’utilisateur peut lui-même autoriser ou bloquer un expéditeur depuis son interface.
Les deux solutions permettent la gestion de listes d’autorisation et de blocage (allow/block list). La différence porte surtout sur le niveau d’autonomie laissé à l’utilisateur final au quotidien. Le filtre anti-spam de Mailinblack Protect associe l’authentification des expéditeurs inconnus à une gestion visuelle simple de la quarantaine, ce qui peut alléger la charge de gestion pour l’équipe IT, en complément des politiques de quarantaine déjà configurées sur Microsoft 365.
Faut-il des prérequis techniques particuliers pour déployer Mailinblack Protect ou Microsoft Defender ?
Les deux solutions sont conçues pour s’intégrer à une infrastructure email existante, mais leurs modes de déploiement diffèrent sur un point important.
Microsoft Defender fonctionne exclusivement en mode cloud, natif à l’infrastructure Microsoft 365. Exchange Online Protection protège par défaut toutes les boîtes Exchange Online, et Defender for Office 365 s’active par licence (Plan 1 ou Plan 2) sans configuration lourde.
Une organisation qui utilise un serveur de messagerie tiers ou un environnement on-premises peut, dans certains cas, s’appuyer sur EOP en configuration autonome en redirigeant ses enregistrements MX, mais cette option reste un produit distinct des plans Defender for Office 365.
Mailinblack Protect propose un mode de déploiement plus flexible. La solution est disponible en SaaS ou en On-Premise, pour les organisations qui souhaitent héberger la solution dans leurs propres infrastructures. Elle est compatible Microsoft 365 et Google Workspace, et s’intègre également à tout serveur mail via SMTP, ce qui permet de l’installer sur des environnements mixtes.
Pour les organisations déjà équipées de Microsoft 365, l’ajout de Mailinblack Protect en complément de la sécurité native ne nécessite pas de refonte de l’infrastructure. La mise en place s’effectue généralement sans interruption de service, avec l’appui d’un interlocuteur dédié pour la configuration initiale, ce qui simplifie la cohabitation entre la protection native de Microsoft 365 et la couche Protect.