Présentation des deux entreprises
Mailinblack
Mailinblack est une entreprise française spécialisée dans les solutions de cybersécurité destinées aux organisations publiques et privées.
Biwarden
Bitwarden est un gestionnaire de mots de passe américain, fondé en 2016 et reconnu pour son approche open source. Pour les organisations, l’offre Bitwarden Enterprise, facturée par utilisateur, ajoute l’authentification unique, des rôles personnalisés et l’auto-hébergement à l’offre Teams.
Le chiffrement AES-256 protège les coffres selon un modèle zero-knowledge, où la clé de déchiffrement reste connue du seul utilisateur.
Bitwarden propose un déploiement cloud immédiat ou un déploiement On-Premise, cette seconde option demandant une équipe technique interne capable d’administrer les serveurs.
Comparaison des deux solutions
Avis des utilisateurs de Sikker
Vous aider à choisir le meilleur gestionnaire de mot de passe pour votre entreprise
En quoi Sikker est différent de Bitwarden ?
Sikker est un gestionnaire de mots de passe français, hébergé en France, disponible en SaaS et en On-Premise avec un accompagnement dédié, intégré à la suite U-Cyber 360°.
Bitwarden Enterprise est un gestionnaire de mots de passe américain, open source, disponible en cloud ou en auto-hébergement, centré sur la seule gestion des identifiants.
Au quotidien, les deux solutions couvrent les mêmes usages essentiels, à savoir le remplissage automatique, la génération de mots de passe robustes, le partage en collections ou en dossiers et la gestion centralisée des accès.
La distinction se joue surtout sur deux axes, l’accompagnement du déploiement et le périmètre de la plateforme. Bitwarden Enterprise propose lui aussi le SaaS et l’auto-hébergement, une force reconnue de son approche open source, mais l’option On-Premise demande à l’organisation de gérer elle-même ses serveurs, ses certificats et sa base de données. Sikker propose les deux modes avec un accompagnement français de bout en bout, sans nécessiter cette compétence technique en interne.
Avec Sikker, le gestionnaire de mots de passe s’inscrit également dans un ensemble plus large qui réunit la protection des emails, la simulation d’hameçonnage et la formation des collaborateurs, piloté depuis un tableau de bord unique.
Cette approche convient aux organisations qui veulent traiter le risque humain de façon globale plutôt que d’ajouter un outil isolé. Pour une PME, une collectivité ou un établissement de santé, le choix dépend donc de la maturité technique de l’équipe et de la stratégie de sécurité visée.
Sikker et Bitwarden chiffrent-ils les mots de passe au même niveau ?
Les deux solutions reposent sur un chiffrement AES-256 selon un modèle zero-knowledge, dans lequel la clé qui déchiffre le coffre reste connue du seul utilisateur. Sur le principe de l’algorithme, le niveau de protection est donc équivalent.
Bitwarden documente précisément ses paramètres techniques, un chiffrement AES en mode CBC avec authentification HMAC-SHA256, et une clé dérivée du mot de passe maître par PBKDF2-SHA256 avec 600 000 itérations par défaut, conformes aux exigences FIPS-140, ou par l’algorithme Argon2id.
Cette transparence technique, permise par son approche open source, est un vrai atout pour les équipes qui souhaitent auditer le fonctionnement du chiffrement.
La différence entre les deux solutions ne tient donc pas à la robustesse de l’algorithme, mais à l’endroit où les données sont hébergées et à l’accompagnement proposé autour de cet hébergement.
Sikker conserve les coffres sur une infrastructure française, avec un déploiement On-Premise géré pour les organisations qui souhaitent garder la maîtrise complète de leurs données sans monter en compétence sur l’administration de serveurs.
Bitwarden héberge par défaut ses coffres aux États-Unis, tout en laissant à l’organisation la possibilité de les auto-héberger elle-même. Le chiffrement protège le contenu des coffres, mais la robustesse réelle dépend aussi de la qualité du mot de passe maître choisi par chaque utilisateur.
Où sont hébergées les données de chaque solution ?
Sikker héberge les données en France, sous droit français et européen, avec une option On-Premise gérée.
Bitwarden héberge par défaut ses données aux États-Unis, mais permet également l’auto-hébergement sur l’infrastructure du client, sur son offre Enterprise.
Les deux éditeurs proposent donc un choix d’hébergement, ce qui distingue nettement Bitwarden de la plupart des gestionnaires de mots de passe cloud uniquement.
La différence porte sur la manière dont ce choix se met en œuvre. Chez Bitwarden, l’auto-hébergement est réservé aux offres Families et Enterprise, pas à l’offre Teams, et il s’appuie sur une infrastructure Linux, Windows ou Kubernetes que l’organisation doit déployer et maintenir elle-même, avec la gestion des certificats SSL et de la base de données.
Chez Sikker, le SaaS comme l’On-Premise sont proposés avec un accompagnement français de bout en bout, pensé pour les organisations qui n’ont pas d’équipe technique dédiée à l’administration de serveurs.
Pour une organisation française, et plus encore pour un acteur public, un hôpital ou une collectivité soumis à la directive NIS2 ou à l’Hébergement de Données de Santé, la localisation par défaut des données et la facilité de mise en œuvre de l’option d’auto-hébergement sont deux critères qui pèsent dans le choix, en complément des fonctionnalités présentes de part et d’autre.
Quelle solution offre la meilleure visibilité aux administrateurs ?
Les deux solutions proposent une console d’administration avec des journaux d’audit détaillés, capables de signaler les mots de passe faibles, réutilisés ou compromis. Sur ce socle, le niveau de visibilité est comparable.
Bitwarden Enterprise ajoute une fonction Access Intelligence, pensée pour repérer le shadow IT, c’est à dire les applications et comptes utilisés en dehors du contrôle du service informatique, et pour guider les collaborateurs vers la mise à jour de leurs mots de passe à risque, ainsi qu’un export des journaux vers des outils SIEM comme Splunk ou Microsoft Sentinel, utile pour les équipes qui centralisent déjà leur supervision de sécurité dans ces plateformes.
Sikker ajoute pour sa part une dimension que Bitwarden ne couvre pas, l’intégration au Cockpit de la suite U-Cyber 360°.
Depuis ce tableau de bord central, un administrateur visualise la gestion des mots de passe en même temps que la protection des emails, les résultats des simulations d’hameçonnage et l’avancement des formations. Cette consolidation donne une vue unique du risque humain au sein de l’organisation, là où Bitwarden se concentre sur la seule gestion des identifiants, aussi complète soit-elle.
Pour une équipe informatique réduite, sans centre opérationnel de sécurité dédié, cette centralisation simplifie le pilotage quotidien.
Le choix dépend donc du périmètre que l’organisation souhaite superviser, les seuls mots de passe et leur exposition, ou l’ensemble de la posture de cybersécurité face au risque humain.
Peut-on migrer de Bitwarden vers Sikker ?
La migration de Bitwarden vers Sikker est prévue et directe. Vous exportez vos identifiants depuis Bitwarden dans un fichier chiffré ou au format CSV, puis vous les importez dans Sikker à l’aide d’un assistant guidé qui reconstitue vos entrées.
Avant la migration, il est conseillé de faire le tri dans vos identifiants existants pour ne reprendre que les comptes encore actifs et profiter de l’occasion pour remplacer les mots de passe faibles ou réutilisés grâce au générateur de mot de passe.
Une fois les données importées, vous organisez les accès par utilisateur et par groupe, vous recréez vos collections partagées sous forme de dossiers Sikker et vous appliquez les règles de sécurité adaptées à votre organisation.
Le fichier d’export contient temporairement vos mots de passe en clair, il convient donc de le supprimer de façon sécurisée dès la migration terminée. Cette étape de bascule est généralement rapide et n’impose pas de changement d’infrastructure, puisque Sikker reste accessible via le web, des extensions de navigateur et des applications mobiles.
Quels sont les prérequis techniques pour déployer chaque solution ?
Sikker se déploie au choix en mode SaaS ou en mode On-Premise, les deux étant accompagnés par les équipes Mailinblack. Bitwarden Enterprise se déploie en cloud immédiat ou en auto-hébergement, cette seconde option demandant une équipe technique interne.
Côté Sikker, l’accès se fait par le web, des extensions de navigateur et des applications mobiles, avec un déploiement annoncé en trois étapes, que l’organisation choisisse le SaaS ou l’On-Premise.
Côté Bitwarden, le mode cloud ne demande aucune infrastructure particulière, mais le mode auto-hébergé, réservé aux offres Families et Enterprise, s’appuie sur un serveur Linux, Windows ou une architecture Kubernetes, avec la gestion des certificats SSL et d’une base de données MSSQL, MySQL, PostgreSQL ou SQLite laissée à la charge du client.
Cette souplesse est appréciée par les équipes qui disposent déjà de compétences en administration système et qui veulent garder un contrôle total sur leur infrastructure, c’est une vraie force de l’approche open source de Bitwarden.
Une organisation qui préfère déléguer cette charge technique tout en gardant la maîtrise de ses données trouvera dans le mode On-Premise géré de Sikker une réponse intermédiaire entre le tout cloud et le self-host à administrer soi-même.
Côté administration des comptes, les deux solutions s’appuient sur un annuaire ou un protocole SCIM pour provisionner les utilisateurs automatiquement.
Le support est-il proposé en français pour les deux solutions ?
L’interface de Sikker comme celle de Bitwarden sont disponibles en français, Bitwarden proposant même plus de 50 langues au total. La différence se situe au niveau du support, pas de l’interface.
Sikker propose un support en français, assuré par les équipes de Mailinblack basées en France, avec une prise en charge rapide des demandes techniques.
Bitwarden localise son interface web, ses applications mobiles et son site parmi plus de 50 langues, dont le français, mais le formulaire de support et les échanges documentés avec les équipes se déroulent en anglais, dans des horaires calés sur les fuseaux américains.
Les clients Enterprise bénéficient d’un accompagnement dédié à l’onboarding et à la formation, mais rien n’indique que cet accompagnement se fasse en français.
Pour une organisation dont les équipes informatiques ne sont pas toutes à l’aise en anglais, ou qui préfère un interlocuteur directement joignable en France, ce point mérite d’être vérifié avant de choisir, en particulier pour l’accompagnement du déploiement On-Premise, qui suppose davantage d’échanges techniques qu’un simple compte cloud.
Sikker est-il intégré à un écosystème de cybersécurité plus large que Bitwarden ?
Sikker fait partie de la suite U-Cyber 360°, qui réunit la protection des emails, la gestion des mots de passe, la simulation d’hameçonnage et la formation des collaborateurs, pilotée depuis un tableau de bord commun. Bitwarden reste un gestionnaire de mots de passe autonome, aussi abouti soit-il.
Bitwarden propose par ailleurs Secrets Manager, un produit distinct pensé pour les équipes de développement, qui centralise les secrets utilisés dans le code et les pipelines d’intégration continue.
C’est un outil solide dans son domaine, mais il répond à un besoin différent de la réduction du risque humain à l’échelle de toute l’organisation, à savoir la formation des collaborateurs non techniques et la détection de leurs comportements face au hameçonnage.
Avec Sikker, un mot de passe compromis détecté dans le gestionnaire peut être mis en perspective avec le comportement de l’utilisateur face aux emails suspects et avec son niveau de formation, ce qui permet d’agir sur la cause et pas seulement sur le symptôme.
Une organisation qui cherche à réduire durablement son risque humain, au-delà de la seule robustesse de ses mots de passe, bénéficie de cette continuité entre les briques.
À l’inverse, une organisation qui dispose déjà d’un dispositif de cybersécurité complet et qui souhaite uniquement un gestionnaire de mots de passe autonome et reconnu pour son ouverture pourra se satisfaire de Bitwarden.
Le bon choix dépend donc de la maturité de votre dispositif existant et de votre volonté de centraliser ou non le pilotage de la sécurité.