Présentation des deux entreprises
Mailinblack
Mailinblack est une entreprise française spécialisée dans les solutions de cybersécurité destinées aux organisations publiques et privées.
Lastpass
LastPass est un gestionnaire de mots de passe américain, devenu une entreprise indépendante en 2024 après sa séparation de sa maison mère GoTo.
La solution fonctionne exclusivement dans le cloud et protège les coffres avec un chiffrement AES-256 selon un modèle zero-knowledge, où la clé de déchiffrement reste connue du seul utilisateur.
Pour les organisations, l’offre LastPass Business, facturée par utilisateur, réunit une console d’administration centralisée, des politiques de sécurité, le provisioning des comptes via annuaire et le partage sécurisé en dossiers.
Comparaison des deux solutions
Avis des utilisateurs de Sikker
Vous aider à choisir le meilleur gestionnaire de mot de passe pour votre entreprise
En quoi Sikker est différent de Lastpass ?
Sikker est un gestionnaire de mots de passe français, hébergé en France et disponible aussi bien en SaaS qu’en On-Premise, intégré à la suite de cybersécurité U-Cyber 360°. LastPass est un gestionnaire américain, exclusivement cloud et concentré sur une offre dédiée à la gestion des mots de passe.
Au quotidien, les deux solutions couvrent les mêmes usages essentiels, à savoir le remplissage automatique, la génération de mots de passe robustes, le partage en dossiers et la gestion centralisée des accès. La distinction se joue surtout sur le périmètre.
Avec Sikker, le gestionnaire de mots de passe s’inscrit dans un ensemble plus large qui réunit la protection des emails, la sensibilisation et la formation, le tout piloté depuis un tableau de bord unique. Cette approche convient aux organisations qui veulent traiter le risque humain de façon globale plutôt que d’empiler des outils isolés.
Pour une PME, une collectivité ou un établissement de santé, le choix dépend donc autant des fonctionnalités que de la stratégie de sécurité visée et de la sensibilité aux questions d’hébergement et de souveraineté.
Sikker et LastPass chiffrent-ils les mots de passe au même niveau ?
Les deux solutions reposent sur un chiffrement AES-256 et sur un modèle zero-knowledge, dans lequel la clé qui déchiffre le coffre reste connue du seul utilisateur. Sur le plan de l’algorithme de chiffrement, le niveau est donc équivalent.
La vraie différence ne tient pas à l’algorithme mais à l’endroit où les données sont hébergées et à la gouvernance de l’éditeur. Sikker conserve les coffres sur une infrastructure française, avec la possibilité d’un déploiement On-Premise pour les organisations qui souhaitent garder la maîtrise complète de leur hébergement.
LastPass stocke les coffres dans son cloud, sans option d’auto-hébergement. Le chiffrement protège le contenu des coffres, mais la robustesse réelle dépend aussi de la qualité du mot de passe maître choisi par chaque utilisateur et de la sécurité de l’infrastructure qui héberge les sauvegardes. C’est précisément sur ces deux derniers points que se construit la confiance, au-delà de la seule mention d’un standard de chiffrement partagé par la plupart des acteurs du marché.
Quelle solution offre la meilleure visibilité aux administrateurs ?
Les deux solutions proposent une console d’administration avec un tableau de bord et des fonctions d’audit qui signalent les mots de passe faibles, réutilisés ou compromis.
Sur ce socle, le niveau de visibilité est comparable. Sikker ajoute une dimension que LastPass ne couvre pas, à savoir l’intégration au Cockpit de la suite U-Cyber 360°.
Depuis ce tableau de bord central, un administrateur visualise la gestion des mots de passe en même temps que la protection des emails, les résultats des simulations d’hameçonnage et l’avancement des formations. Cette consolidation donne une vue unique du risque humain au sein de l’organisation, là où LastPass se concentre sur la seule gestion des identifiants.
Pour une équipe informatique réduite, sans centre opérationnel de sécurité dédié, cette centralisation simplifie le pilotage quotidien et évite de multiplier les interfaces. Le choix dépend donc du périmètre que l’organisation souhaite superviser, soit les seuls mots de passe, soit l’ensemble de la posture de cybersécurité.
Peut-on migrer de LastPass vers Sikker ?
La migration de LastPass vers Sikker est prévue et directe. Vous exportez vos identifiants depuis LastPass au format CSV depuis un ordinateur, puis vous les importez dans Sikker à l’aide d’un assistant guidé qui reconstitue vos entrées.
Avant la migration, il est conseillé de faire le tri dans vos identifiants existants pour ne reprendre que les comptes encore actifs et profiter de l’occasion pour remplacer les mots de passe faibles ou réutilisés grâce au générateur de mot de passe.
Une fois les données importées, vous organisez les accès par utilisateur et par groupe, vous définissez les dossiers partagés et vous appliquez les règles de sécurité adaptées à votre organisation. Le fichier d’export contient temporairement vos mots de passe en clair, il convient donc de le supprimer de façon sécurisée dès la migration terminée.
Cette étape de bascule est généralement rapide et n’impose pas de changement d’infrastructure, puisque Sikker reste accessible via le web, des extensions de navigateur et des applications mobiles.
Quels sont les prérequis techniques pour déployer chaque solution ?
Sikker se déploie au choix en mode SaaS ou en mode On-Premise, ce qui laisse à l’organisation la liberté de garder ses données sur sa propre infrastructure.
L’accès se fait par le web, par des extensions de navigateur et par des applications mobiles. LastPass fonctionne uniquement dans le cloud et nécessite une connexion à sa plateforme.
Côté administration, les deux solutions s’appuient sur un annuaire pour provisionner les comptes et sur l’authentification multifacteur pour renforcer l’accès. La différence principale réside dans le choix du mode d’hébergement.
Une organisation qui doit conserver la maîtrise complète de ses données, pour des raisons réglementaires ou de souveraineté, trouvera dans le mode On-Premise de Sikker une réponse que LastPass ne propose pas, puisque ce dernier ne peut pas être auto-hébergé. Pour les autres, le mode SaaS de Sikker offre un déploiement rapide, en quelques étapes, avec une mise en service comparable à celle d’un service cloud classique.
Sikker est-il intégré à un écosystème de cybersécurité, contrairement à LastPass ?
Sikker fait effectivement partie de la suite U-Cyber 360°, qui réunit la protection des emails, la gestion des mots de passe, la simulation d’hameçonnage et la formation des collaborateurs, le tout piloté depuis un tableau de bord commun. LastPass reste un éditeur dédié à la gestion des mots de passe depuis son indépendance en 2024.
Cette différence de modèle a des conséquences pratiques. Avec Sikker, un mot de passe compromis détecté dans le gestionnaire peut être mis en perspective avec le comportement de l’utilisateur face aux emails de hameçonnage et avec son niveau de formation, ce qui permet d’agir sur la cause et pas seulement sur le symptôme.
Une organisation qui cherche à réduire durablement son risque humain bénéficie de cette continuité entre les briques. À l’inverse, une organisation qui dispose déjà d’un dispositif de cybersécurité complet et qui souhaite uniquement un gestionnaire de mots de passe autonome pourra se satisfaire d’un outil mono-produit.
Le bon choix dépend donc de la maturité de votre dispositif existant et de votre volonté de centraliser ou non le pilotage de la sécurité.